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Être un ambassadeur du Christ

Notre première réflexion pour le Carême 2014, pour Mercredi des Cendres, est écrit par le Père Michael J. Kelly SJ, un célèbre écrivain, conférencier et chercheur sur le VIH/SIDA.

La deuxième lecture du Mercredi des Cendres nous dit que « nous sommes les ambassadeurs du Christ » (2Cor 5, 20). Un ambassadeur parle avec autorité au nom de celui qu’il représente. À certains moments, il revient vers celui qui l’a envoyé pour s’assurer qu’il porte le bon message et vérifier s’il y a quelque chose de nouveau à dire.

En tant que chrétiens, nous parlons au monde avec l’autorité du Christ et au nom du Christ. Périodiquement, et en particulier durant le Carême, nous retournons vers le Christ pour nous assurer que le message qui est dans nos cœurs et que nous apportons aux personnes est réellement le message du Christ et pas simplement une pensée humaine. Nous retournons aussi vers le Christ pour découvrir si nous devons porter de nouveaux messages ou s’il y a quelque chose sur lequel nous devrions mettre l’accent dans le contexte de nos vies ou de nos communautés.

Nous faisons ce retour quand nous rencontrons Jésus dans notre prière, ouverts à la façon dont Il nous assure de Son immense amour pour nous. Nous L’entendons nous dire : « Dieu a tellement aimé le monde qu’Il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle » (Jean 3, 16). Nous redécouvrons que nous comptons réellement pour Dieu et que d’une certaine façon extraordinaire, Dieu éprouve une forme de joie particulière quand nous Le laissons habiter en nous. Et nous comprenons plus profondément qu’en tant qu’ambassadeurs du Christ nous sommes appelés à vivre, à expérimenter et à partager avec nos sœurs et nos frères ce message stupéfiant : Dieu aime chacun d’entre nous totalement.

C’est un message que nous devons constamment approfondir en nous-mêmes. C’est aussi un message que ceux qui sont dans le besoin doivent recevoir à travers nous à tout moment, mais tout particulièrement en ce temps de Carême. Ils sont aimés de Dieu. Dieu éprouve une grande joie quand il habite en eux. Ce sont ceux qu’il aime le plus. Ils sont au centre de son attention. Dieu les aime totalement. Cela n’a pas d’importance s’ils se sont égarés. Dieu n’a jamais cessé de les aimer, de prendre soin d’eux et de les chérir, tout comme il n’a jamais cessé d’aimer, de prendre soin et de chérir chacun d’entre nous.

Et durant le Carême, nous essayons de laisser ce message s’enraciner solidement dans nos cœurs. Nous essayons de reconnaître une fois encore combien l’amour personnel de Dieu pour chacun de nous est grand. Nous essayons d’aider tous nos frères et sœurs à en prendre conscience eux aussi, en particulier ceux qui sont le plus dans le besoin ou qui sont abandonnés par la société : les pauvres, ceux qui sont méprisés ou rejetés, ceux qui vivent avec le VIH, ceux qui souffrent de maladies compliquées, ceux dont le mariage est brisé, ceux qui souffrent à cause de la violence ou de l’avidité humaine, ceux qui infligent des violences ou causent des problèmes aux autres, ceux qui sont en prison, ceux qui luttent et qui échouent, ceux qui sont amers et désappointés, ceux qui sont riches mais dont le cœur est presque vide, ceux qui se sentent négligés et abandonnés.

Nous retournons aussi vers le Christ à travers nos actes de pénitence et de sacrifice durant le Carême. Il peut s’agir de petites choses en soi, pas beaucoup plus que des gestes. Mais ils parlent de notre désir de suivre ce que le prophète Joël nous propose dans la première lecture du Mercredi des Cendres : « Et maintenant – oracle du Seigneur – revenez à moi de tout votre cœur, dans le jeûne, les larmes et le deuil… revenez au Seigneur votre Dieu, car Il est tendre et miséricordieux » (Joël 2, 12-13). Qu’il est merveilleux que nos modestes actes de sacrifice puissent nous porter à connaître « la bonté profonde de notre Dieu : grâce à elle nous a visités l’astre levant venu d’en haut » (Luc 1, 78).

L’Évangile du Mercredi des Cendres nous rappelle une façon infaillible de retourner vers le Seigneur, de rencontrer Jésus et d’entendre ce qu’il nous dit. C’est à travers le partage, à travers le soutien à ceux qui sont dans le besoin et qui regardent vers nous, qui avons des biens matériels, pour recevoir de l’aide. À chaque fois que je tends la main vers une de ces personnes, avec un peu d’argent, avec un peu de nourriture, avec des vêtements, avec une aide pour les frais de scolarité ou de santé, avec un emploi ou des petits travaux, et que je fais cela avec gentillesse, courtoisie, bienveillance et respect de leur dignité, je tends ma main vers le Seigneur : « chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25, 40).

Le Pape François a invité chaque chrétien en quelque lieu où il se trouve à renouveler sa rencontre personnelle avec Jésus Christ (La joie de l’Évangile, §3). Il nous rappelle que la joie de l’Évangile remplit le cœur et la vie de tous ceux qui font cette rencontre et que c’est le moyen pour nous d’être libérés du péché, de la tristesse, du vide intérieur, de l’isolement. Avec le Christ la joie naît et renaît toujours. Ce temps de Carême, à travers notre prière, notre pénitence et notre partage, nous permet de proclamer que nous sommes bien les ambassadeurs de ce Christ joyeux. De cette façon, nous entrerons encore plus profondément dans la joie du Seigneur afin que cette même joie puisse entrer plus profondément dans nos vies.

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