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L’histoire jésuite d’Urumuri – Projet de communication d’histoires d’impact AJAN

AJAN tient à documenter les activités entreprises par les centres sociaux jésuites en Afrique subsaharienne, en particulier en ce qui concerne le VIH et le SIDA. Alors que le secrétariat coordonne des activités et propose des formations telles que AHAPPY depuis 2002 jusqu’à présent, l’impact de ce travail n’est pas clair. Les centres ont également entrepris ce travail de leur propre initiative. Nous vous demandons votre coopération afin qu’en utilisant ce document, vous puissiez nous fournir des informations qui nous permettront d’écrire des articles d’impact et de conserver des informations pour une utilisation future.

Veuillez nous aider à répondre aux questions suivantes

PARTIE A DÉTAILS DE BASE

  1. Détails de base
  2. a) Nom de l’institution : JESUIT URUMURI CENTRE
  3. b) Nom du responsable qui répond à ce document (directeur, responsable de programme et autres) : Mr Julien RUGABA (Responsable de programme) et Mlle Henriette MUSHIMIYIMANA (Chargée de communication)

PARTIE B : CONTEXTE DE L’ORGANISATION

  1. Veuillez nous fournir un texte de trois (3) pages maximum sur un projet de lutte contre le VIH et le SIDA que vous avez entrepris depuis 2002 ou avant (soit coordonné par AJAN, soit réalisé de manière indépendante par votre organisation)
  2. Le nom de intervention

Promotion du développement humain intégral chez les jeunes adolescents en vue de limiter l’abandon scolaire du aux grossesses précoces, à la drogue et aux MSTs (Promotion of Integral Development among Young Adolescents to Curb School Dropouts due to Teen-Pregnancy, Drug Abuse and STDs)

  1. Date de creation

Ce projet a été inauguré en Juin 2019 avec la formation des formateurs et les responsables des écoles partenaires sur le programme intitulé « AJAN HIV and AIDS Prevention Program for the Youth».

  1. Bref historique du centre

La Compagnie de Jésus, dont les membres sont communément appelés les Jésuites, est un ordre religieux dans l’Église Catholique. Au Rwanda, les Pères Jésuites ont officiellement entrepris leurs différentes œuvres en 1969. Les champs de leur engagement apostolique sont notamment la gestion des centres spirituels, l’éducation et la promotion de la justice sociale (cf. www.jesuitsrwb.org ). En 1992, les Jésuites ont créé un centre social connu sous le vocable de « Jesuit Urumuri Centre (JUC). Centre de recherche et d’action sociale (www.juc-rwb.org ), celui-ci est appelé à mener des réflexions éclairées par la foi sur les défis sociaux qui hantent les peuples au Rwanda. Aujourd’hui les activités du JUC sont spécifiquement orientées à promouvoir l’éducation basée sur les valeurs et la dignité humaine, le renforcement des capacités sociales des jeunes et pauvres, et la recherche, la publication et le plaidoyer.

  1. Nature du problème pour lequel chaque projet mis en œuvre a été conçu/est destiné à résoudre ou ce qui l’a rendu nécessaire

Le JUC a initié l’AHAPPY dans les écoles du Rwanda suite au problème épineux du manque des informations appropriées et des lacunes dans l’éducation des jeunes adolescent(e)s sur la sexualité humaine et la santé reproductive. Ce problème se manifestait par un nombre croissant des abandons scolaires liés aux grossesses précoces des jeunes scolarisées, l’alcoolisme, la drogue, et les maladies sexuellement transmissibles. Aussi, le taux de prévalence du VIH/SIDA a-t-il été trouvé grandissant dans les milieux des plus jeunes. Partant, le JUC en collaboration avec AJAN s’est assigné la mission d’accompagner le passage de l’adolescence à la maturité des jeunes.

  1. Nature du projet (qu’il s’agisse de prévention des infections par le VIH, de formation, de sensibilisation, de traitement, de fourniture d’ARVs, etc.)

Ce projet consiste à promouvoir le développement humain intégral des jeunes adolescents par le biais de l’éducation holistique. En tant que tel, il s’agit d’un projet de formation des consciences de ses bénéficiaires pour qu’ils parviennent à prendre en main leur destin. Pour cela, un accent particulier est mis sur les valeurs, les connaissances et les compétences nécessaires pour un discernement éclairé, une prise de décisions effective et des choix responsables vis-à-vis des défis qui affectent le bien-être des jeunes adolescents.  Ces défis touchent notamment la sexualité humaine, la santé de la reproduction, la vie sociale et affective. Le projet a pour but d’appuyer les jeunes par des in-formations sûres dont ils (elles) s’approprient pour affronter tous les problèmes – dont la pandémie du VIH/SIDA – avec confiance.

PARTIE C: IMPACT

  1. Où le projet a-t-il été réalisé et combien de personnes en ont bénéficié (et nombre de personnes potentiellement soutenues par les bénéficiaires, comme les parents) ?

Ce projet a été réalisé dans 13 écoles catholiques secondaires de l’Archidiocèse de Kigali. Ses activités visent directement des élèves qui sont groupés dans des clubs appelés « AHAPPY Generation clubs » qui ont été créés dans chacune des susdites écoles. Le nombre total des membres de ces clubs s’élève autour de mille. Le contenu du programme que porte ce projet est aussi connu de tous les responsables des écoles « bénéficiaires » ainsi que deux enseignant(e)s par cette dernière dans la mesure où ils ont été informés et formés sur la nécessité du projet, ses objectifs et son approche. Ainsi, ils en sont des bénéficiaires et des multiplicateurs au niveau de leurs écoles respectives, la communauté scolaire environnante. Par conséquent, la transformation des membres des clubs ainsi que les enseignants qui les accompagnent n’ira pas sans impressionner voire impacter les membres de ceux et celles qui les observent notamment les parents, les frères, les sœurs et les voisins.

  1. Quelle était la durée de chaque projet ?

Ce projet était conçu pour 18 mois, soit de Juin 2019 à Décembre 2020. Cependant, ses activités dépendant de la présence des jeunes adolescent(e)s dans les écoles, elles ont été momentanément suspendues suite à la covid-19 et les mesures préventives y compris la suspension des activités scolaires.

  1. Veuillez nous fournir au moins cinq bénéficiaires du projet (noms et contacts – téléphone portable, adresses électroniques) afin que nous puissions les contacter
  2. Albert Twahirwa

Ecole secondaire St Ignace

Tél:  +250 787 884 118

Email: twalbertah@gmail.com

  1. Muhoracyeye Jeanette

GS Kinyinya

Tél :  +250 785 091 179

Email: jeannettemuhoracyeye@gmail.com

 

  1. Xavier FrancoisMunyanziza

GS Gahanga 1

Tél :  +250788762973

Email : munyanzizafrançois@gmail.com

  1. Augustin Rwambibi

GS Kabuye Catholique

Tél:  +250783210695

Email: augustifranc@gmail.com

  1. Patrick Dusenge

GS Remera Catholique

Tél:  +250780329529

Email: dusepato@gmail.com

  1. Tout impact qui peut être mentionné

Le projet a jusque-là eu des impacts positifs notamment en ce qui concerne le changement dans les comportements des élèves. Il a été observé par des éducateurs dans les écoles bénéficiaires que certains enfants ont visiblement changé leur manière de vivre en société, de concevoir les exigences scolaires, et de les respecter les autres et de se respecter eux-mêmes parce qu’ils (elles) ont découvert le sens de la dignité humaine, c’est-à-dire la leur et celle des autres ainsi que ses différentes implications.

PARTIE D : EXEMPLES DE RÉUSSITE

  1. Veuillez nous fournir deux exemples de réussite basés sur le projet que votre centre social a entrepris. Il s’agit de personnes qui ont bénéficié de votre projet et/ou qui ont continué à aider d’autres personnes dans leur société ou qui sont devenues autonomes et ont pris leur vie en main sur le plan économique, social et autre. Donnez-nous les contacts de ces personnes

« Ce fut une grande chance pour moi de participer au camp de jeunes, organisé par le Centre Jésuite Urumuri. Toute la semaine durant, nous avons appris beaucoup notamment sur la pandémie du Sida et sa prévention, le phénomène des grossesses précoces et la stigmatisation. Nous étions venus pour apprendre et nous rentrons avec un message à faire connaître au monde. Nous sommes reconnaissants envers les formateurs d’AJAN pour tout ce qu’ils nous ont donné et Urumuri pour avoir organisé ce camp. Désormais, nous nous engageons à combattre le VIH, la stigmatisation, les grossesses précoces et l’usage des drogues. Aussi, allons-nous être de bons leaders pour les autres. Merci! » (Iriho  Chanelle Nikita, Groupe Scolaire St Vincent Pallotti – Gikondo)

« Je m’appelle Umutoni Vanessa. J’ai eu l’opportunité de participer au camp de jeunes dans le District de Rulindo. Il a eu lieu du 9 au 14 Décembre 2019. Ce camp a été organisé par le Centre Jésuite Urumuri dans le cadre du programme dit « AHAPPY Generation ». Je viens donc d’être équipée des informations appropriées pour lutter contre le VIH, les MSTs et la drogue en vue d’une génération épanouie et libre de tout cela. Dans l’ensemble, j’ai appris et expérimenté beaucoup de choses dont : le vivre ensemble harmonieux malgré les différences, mon identité de créature de Dieu, prendre la parole en public avec confiance, défendre ma dignité et prendre de bonnes décisions et opérer des choix responsables, le leadership comme service. Au dernier jour, nous avons planté les arbres pour le soin de l’environnement et de la communauté » (Umutoni Vanessa, Groupe Scolaire Kabuga).

  1. Veuillez, si possible, nous fournir une courte vidéo d’une interview des bénéficiaires

https://www.facebook.com/CentreJuc/videos/463824380982681/

  1. Avez-vous organisé des conférences/réunions ? Veuillez nous en indiquer le nombre et nous donner quelques informations à leur sujet

Le Centre Jésuite Urumuri a organisé trois rencontres formelles dans le cadre d’AHAPPY :

  • La première est une réunion d’un jour en mai 2019 avec les directeurs des 13 écoles dans lesquelles «AHAPPY Generation Program» allait être établi. Elle était organisée pour créer le partenariat et impliquer les bénéficiaires dans les activités du projet.
  • La seconde est séminaire de formation de 26 enseignants venant des écoles partenaires. Il eut lieu en Juin 2019 pour dix jours. Ce séminaire avait pour but d’introduire ces enseignants au programme AHAPPY avant de les mandater pour enseigner son contenu au niveau de leurs écoles respectives.
  • La troisième est un camp de jeunes de cinq jours, soit du 9 au 14 Décembre 2019. Les participants étaient tous des membres des clubs AHAPPY Generation par lesquels le programme AHAPPY est enseigné aux enfants des écoles secondaires. Les modérateurs de ce camp avaient pour mission d’approfondir avec les élèves le contenu du manuel AHAPPY qui sert de guide au niveau des clubs.

PARTIE E : DÉFIS ET ATTÉNUATION

  1. Quels défis avez-vous rencontrés dans les projets que vous avez entrepris ? Veuillez expliquer au moins trois défis principaux auxquels vous avez dû faire face au cours de la réalisation du projet.

L’exécution de ce projet s’est heurté à plusieurs défis dont les majeurs sont les suivants :

  • Le temps imparti par les écoles pour les réunions des clubs est relativement insuffisant par rapport au contenu à développer.

Ce défi a été identifié par les enseignants qui ont été formés pour faciliter la formation des élèves au niveau des clubs établis dans les écoles. En effet, dans la plupart des écoles, le temps réservé pour les activités des clubs et des mouvements d’action catholique varie entre 30 min et 45 min par semaine. Ce temps ne peut suffire à la découverte, réflexion et appropriation de chacun des cinq modules qui composent le manuel de formation.

  • Les barrières linguistiques et culturelles

Ce défi consiste au fait que l’AHAPPY est né dans une aire géographique donnée avec des traits culturels particuliers, dans une période donnée. Le manuel de formation qui lui sert de référence est originellement conçu en anglais. Tout cela a créé une sorte de distance entre le programme en soi et sa réception dans un contexte particulier du Rwanda.

  • Manque de matériel pédagogique

Ce problème reflète une vérité selon laquelle l’enseignement et l’apprentissage par les enfants requièrent plusieurs matériels pour atteindre leur but. En effet, les clubs ne disposent que du manuel de formation pour leur développement humain intégral ; ce qui est insuffisant.

  1. Comment avez-vous atténué les problèmes que vous avez rencontrés ?

Pour atténuer l’ampleur de ces problèmes sur la réalisation effective de ce projet, JUC et son équipe ont adopté un certain nombre de stratégies. Respectivement, les plus pertinentes sont entre autres le dialogue avec les responsables des écoles en vue de créer un peu plus d’espace en faveur des clubs, l’élaboration du projet de contextualisation du programme et la traduction du manuel, et la création de nouveaux supports d’enseignement sous formes de film, chanson et sketch. Malgré tous ces efforts, la pandémie de la covid-19 a paralysé le déploiement normal du projet qui ne pourra reprendre qu’avec la réouverture des écoles.

PARTIE F : SITUATION DU SIDA DANS VOTRE COMMUNAUTÉ

  1. Quelle est, selon vous, la situation actuelle du VIH et du Sida dans la communauté et le pays où vous travaillez ? (veuillez nous fournir des données empiriques/descriptives que vous pourriez avoir, des informations basées sur l’expérience de votre centre)

Au Rwanda, plus de 230,000 personnes (adultes et enfants) vivent avec le VIH. Plus de 5,300 de cette population ont récemment contacté le VIH (ONUSIDA Rwanda, 2019). Le niveau d’infection des femmes est plus élevé que celui des hommes. La prévalence est plus élevée en milieu urbain qu’en milieu rural (7,1% contre 2,3%). La prévalence du VIH chez les jeunes est estimée à 1,1% (filles) et 0,7% (garçons). Chez les jeunes, la prévalence est plus élevée en milieu urbain qu’en milieu rural. Aussi, le niveau de connaissance sur la prévention du VIH/SIDA parmi les jeunes ne s’élève qu’à 64,5% seulement. Ceci étant, il est encore urgent de promouvoir une éducation aux valeurs en faveur des jeunes adolescents en commençant par ceux des milieux urbains.

  1. Selon vous, que faut-il faire de plus pour vous aider à mieux répondre aux besoins qui existent ? (décrivez les besoins en détail)

La population rwandaise est jeune. Aussi, le lieu idéal où trouver les jeunes rwandais, est-il sans doute l’école. D’autre part, la pertinence du programme AHAPPY pour le bien-être des jeunes adolescents scolarisés est évidente. Par conséquent, il est impératif pour le Centre de rendre accessible ce programme à plus de jeunes possibles. Pour cela, le Centre a besoin de moyens  humains bien formés et de fonds suffisants pour établir le programme AHAPPY dans toutes les écoles du pays.

  1. Quel a été votre plus grand succès ou l’effort le plus marquant de votre centre depuis que vous vous êtes engagé dans le travail d’intervention contre le VIH et le Sida ? (veuillez expliquer en détail)

Le grand succès du Centre dans son engagement contre le VIH/SIDA, c’est l’intégration d’un programme de formation holistique dans le milieu scolaire. Ce programme équipe ses bénéficiaires – encore vulnérables de part leur âge – des connaissances et des compétences basées sur des valeurs dont ils ont besoin pour opérer des choix responsables et ainsi passer à l’âge de maturité avec confiance. Il est vrai que le monde a proposé différentes solutions à la question du sida. Cependant, très peu de solutions ont opté pour une approche intégrale ; d’où elles sont demeurées en quelque sorte aussi immédiate que superficielles. Notre effort le plus marquant dans ce combat consiste à compléter d’autres approches par une prise en considération de toutes les dimensions de l’homme notamment spirituelle, morale, cognitive et culturelle en vue d’impliquer le sujet dans le respect et la protection de sa propre vie ainsi que celle des autres.

Nous vous serons reconnaissants si vous nous envoyez votre réponse aussi tôt que vous le pourrez. Nous sommes prêts à vous apporter toutes les précisions que vous souhaitez.

 

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