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Le Centre Social Arrupe Faravohitra PROJET

Projet de communication des histoires d’impact du Réseau jésuite africain sur le SIDA

AJAN tient à documenter les activités entreprises par les centres sociaux jésuites en Afrique subsaharienne, en particulier en ce qui concerne le VIH et le SIDA. Alors que le secrétariat coordonne des activités et propose des formations telles que AHAPPY depuis 2002 jusqu’à présent, l’impact de ce travail n’est pas clair. Les centres ont également entrepris ce travail de leur propre initiative. Nous vous demandons votre coopération afin qu’en utilisant ce document, vous puissiez nous fournir des informations qui nous permettront d’écrire des articles d’impact et de conserver des informations pour une utilisation future.

Veuillez nous aider à répondre aux questions suivantes

PARTIE A DÉTAILS DE BASE

  1. Détails de base
  2. a) Nom de l’institution: Centre Social Arrupe Faravohitra
  3. b) Nom du responsable qui répond à ce document (directeur, responsable de programme et autres) : Masy Alinoro Razafindradama, Chargée de Programme Pastorale Santé et Famille

PARTIE B: CONTEXTE DE L’ORGANISATION

Le Projet de lutte contre le VIH/sida a été introduit au Centre Social Arrupe depuis 2005, année même de la création du Centre. En effet, le Centre Social Arrupe – CSA a été inauguré le 15 mai 2005, afin de répondre aux exigences de renouvellement de la mission de la Compagnie de Jésus sur la promotion de la foi et de la justice selon l’évangile, répondant au décret 4 de la 34ème Congrégation Générale de la Compagnie de Jésus : « « La mission de la Compagnie de Jésus aujourd’hui est le service de la foi, dont la promotion de la justice constitue une exigence absolue en tant qu’elle appartient à la réconciliation des hommes demandé par leur réconciliation avec Dieu ». Ainsi, le slogan du Centre a été identifié « foi engagée pour la justice » afin de répondre à sa mission de trouver les solutions pérennes face aux divers problèmes de la société malagasy dans les domaines sociales, politiques, économiques, religieuses et culturelles.

Le Centre a été conçu pour coordonner toutes les actions sociales et humanitaires des Jésuites à Madagascar. Quelques œuvres ayant déjà existé auparavant ont même intégré leur siège au Centre, comme le journal Lakroan’i Madagasikara, le Cours de Formation Général pour Adultes Ruraux, le Pastorale du Monde Ouvrier ; toutefois, bien d’autres œuvres sociaux ont continué leurs activités dans leur région, mais toujours sous la coordination du CSA. En outre, la Pastorale de la Santé et de la Famille a été créée et également intégrée au CSA depuis sa création. Il s’agissait, d’un ministère sur la lutte contre le VIH/sida afin de contribuer à réduire le taux de prévalence de la pandémie à Madagascar, aussi, prendre en charge les personnes affectées ou infectées par le virus. Mais également de promouvoir la pastorale de la famille pour une famille heureuse et saine, loin du VIH et source de l’éducation de base de tout homme.

En effet, étant donné l’ampleur du risque de la population malagasy face au VIH/sida, le projet de lutte contre le VIH/sida initié par le CSA consistait à aider la population à faire face au virus à travers les activités réalisées par le projet initial nommé : « Action chrétienne dans la lutte contre le VIH/sida ».

Depuis l’existence du VIH, Madagascar a eu son premier cas en 1987, et a commencé sa campagne de sensibilisation pour lutter contre ce virus. Plusieurs variétés de sensibilisation ont été effectuées à cet effet, à savoir des animations de masse, testing et conseling, des publicités mettant en exergue la promotion des préservatifs… et la création du secrétariat exécutif de comité de lutte contre le VIH/sida. Malgré le taux de prévalence ‘encore insignifiant’ à Madagascar, les risques sont accrus à cause de la vulnérabilité de la population générale (individu ou groupe) qui peut être considérée comme une exposition passive ou active de l’individu ou du groupe, face à la transmission du VIH. Parlant des facteurs individuels, le risque se présente comme la faible connaissance des enfants et jeunes non scolarisés sur les modes de transmission du VIH (7 à 12 ans). En outre, la population urbaine semble avoir plus de connaissance que celle qui habite dans le milieu rural. Et enfin, les jeunes scolarisés n’ont pas eux-mêmes une connaissance suffisante sur le VIH, c’est la raison pour laquelle l’éducation sexuelle a été intégrée dans le milieu scolaire, et les élèves des écoles catholiques bénéficient du programme Education à la Vie et à l’Amour. En ce qui concerne les facteurs collectifs (de groupe), les groupes cibles comme le HSH, PS, et CDI se regroupent dans association formelle ou non formelle, présentent le plus haut taux de prévalence du VIH/sida à Madagascar. En outre, si on parle de contexte culturel, parler d’une éducation sexuelle est un sujet tabou au sein de la société malagasy, voire même au sein de la famille et de l’église. Par ailleurs, les comportements de la population vis-à-vis du VIH sont étroitement liés à leur niveau de pauvreté et en tant que pays en voie de développement, Madagascar abrite plusieurs secteurs informels en matière d’emploi comme les marchands ambulants, les chauffeurs, les collecteurs, etc. C’est pour rejoindre cette lutte que le CSA a décidé de contribuer en tant que voix de l’église, en faveur et avec les pauvres et personnes vulnérables infectées ou affectées ou également à risque au VIH/sida et d’y apporter ses valeurs morales et éthiques par le biais des activités qu’il offre comme la conception du programme Education à la Vie et à l’Amour, avec la collaboration de quelques commissions épiscopales et ultérieurement renforcé par AHAPPY.

2005 : L’année 2005 consistait à l’élaboration du projet avec African Jesuit Aids Network AJAN, la mise en place des infrastructures et le choix des lieux d’intervention de CSA.

  • Plaidoyer au niveau des responsables religieux : archevêque et commissions épiscopales, provincial de la Compagnie de Jésus
  • Mis en place des infrastructures au niveau de CSA
  • Recrutement du personnel au niveau de CSA et dans les zones d’intervention (animateurs, agents de santé, chefs secteurs)

2006 : Le Catholic Relief Services apporte sa collaboration au CSA pour la réalisation du projet, déterminé pour 5 ans

  • Négociation et rédaction de convention de collaboration
  • Elaboration du projet

2006 – 2010 : Mis en œuvre du Projet « Action chrétienne dans la lutte contre le VIH/sida »

Lieux d’intervention : Région Andriampamaky et Anjozorobe, à 60km  au Nord d’Antananarivo.

Objectif général : Contribuer à maintenir le taux de prévalence du VIH/sida à -1% à Madagascar

Objectifs spécifiques : 

Objectif spécifique 1 : Renforcer la capacité organisationnelle et Institutionnelle du Centre Social Arrupe Faravohitra pour la réalisation des activités de prévention des IST et du VIH SIDA

  • Réhabilitation du Centre de Soin et de Formation dans la région cible
  • Création d’un Centre de dépistage VIH
  • Collaboration avec les responsables civils et religieux des zones d’intervention

Objectif spécifique 2 : Réduire  les comportements à risque  de transmission des IST VIH SIDA

  • Elaboration d’un curriculum de formation en Life Skills Education LSE
  • Animation de groupe
  • Visite à domicile
  • Animation de masse

Objectif spécifique 3 : Augmenter l’utilisation des services de Testing de la Syphilis et du VIH SIDA  dans les zones d’intervention             

  • Acquisition des consommables médicaux, matériels de laboratoire
  • Clinique mobile
  • Conseling, testing

Objectif Spécifique 4 : Améliorer l’accès  à la prise en charge complète des IST classiques et du VIH SIDA dans les zones d’intervention »

  • Prise en charge des personnes dépistées positives en IST et/ou VIH
  • Support nutritionnel et en médicament

2011 – 2014 : « Action chrétienne dans la lutte contre le VIH/sida – développement rural »

Objectif général : Contribuer à la stabilisation du taux de prévalence actuel du VIH/SIDA à  Madagascar.

Les  objectifs spécifiques : 

  1. Réduire les comportements à risques  en matière d’IST, VIH et sida des adolescents et  des  jeunes  par la promotion de l’Education à la Vie et à l’Amour (EVA) et AHAPPY
  • Organiser une animation de groupe avec les jeunes  et une animation  de masse  sportive ou culturelle, au moins une fois tous les trois mois  dans les zones d’intervention
  • Créer des centres d’écoute et d’accompagnement
  • Effectuer une émission hebdomadaire radio concernant l’EVA
  • Élaborer des outils IEC
  1. Promouvoir l’école parentale
  • Organiser des formations sur l’école parentale pour les parents et les éducateurs des jeunes membres des associations ou mouvements paroissiaux
  1. Mener des séances de sensibilisation  sur la santé  de la femme enceinte, des dépistages, de prise en charge médicale, psychosociale  et  spirituelle des patients  IST  et  PVVIHs.
  • Prendre en charge la consultation générale et les cas d’IST classiques
  • Effectuer le counseling et le dépistage des IST/ VIH/sida
  • Sensibiliser les femmes enceintes sur la maternité à moindre risque
  • Doter le centre médical confessionnel d’Andranovelona de médicaments pour le traitement des cas d’IST, de consommables médicaux, de réactifs et de matériels de laboratoire
  • Faciliter l’intégration des PVVIHs dépistées dans le système de prise en charge actuel
  • Orienter les PVVIHS vers le médecin référent le plus proche
  1. Améliorer  le niveau de vie des  gens associés dans le groupement (scolarisation, santé, alimentation)
  • Donner des formations pour  des activités génératrices de revenus aux membres de groupement  et distribuer des matériels et outils nécessaires.
  • Sensibiliser les membres du groupement à faire le « Tsinjo Aina » (mutuel)
  • Réhabiliter ou construire des infrastructures de base (école, terrains de sport, bornes fontaines, etc.)
  • Participer à la création d’espaces verts et la reforestation dans les districts concernés par le projet

2015 – 2016 : « Action chrétienne dans la lutte contre le VIH/sida – Spécial pris en charge des pvvihs »

Objectif général : Contribuer à la satabilisation du taux de prevalence actuel du VIH/sida à Madagascar

Objectif spécifique 1 : Définir  les facteurs  limitant l’efficacité de la prise en charge globale du VIH  dans 4 régions significatives de Madagascar  pour l’année 2014

  • Recherche opérationnelle sur les facteurs limitant l’efficacité de la prise en charge du VIH dans 4 régions significatives en matière de VIH à Madagascar.

Les  résultats  d’une étude  faite en 2012 a montré que parmi les 24000 PVVIH estimées, seules  1033  (4%)  ont  été  identifiées entre  2002  à  2010.  Par  conséquent, 96% des PVVIH errent dans la nature sans  connaître  leur  statut sérologique.  Ensuite,  93% 960 /1033)  disposent  de  dossiers médicaux  auprès  des  médecins référents et 51% (486/960) n’ont pas été suivis au  niveau des centres de référence.  Ces  PVVIHs  peuvent  être  perdues  de  vue,  décédées  ou transférées.  Ces  situations augmenteraient  le  risque  de dissémination du VIH. Si en 2007, environ 51% des patients suivis médicalement étaient sous traitement antirétroviral, au fil des années a diminué à moins de 47% en dépit de l’application depuis 2010 des recommandations  de l’OMS et des directives nationales selon lesquelles les patients sont éligibles au traitement antirétroviral à partir d’un taux de 350CD4/mm3 au lieu de 300. Cette situation pourrait s’expliquer par le fort taux de perdues de vue, lui-même lié au faible taux d’adhésion des PVVIH au traitement antirétroviral pour diverses raisons psychologiques et socio-économiques, ou du fait de problèmes d’accès géographique et/ou financier aux centres de référence rendant irrégulier le suivi médical. Par conséquent, l’amélioration de la couverture et de l’accès à une prise en charge globale, médicale et psycho-sociale, de qualité est primordiale(2). Cette étude est une grande contribution du Centre social Arrupe, de l’Eglise catholique à Madagascar, en partenariat avec le secrétariat exécutif du comité nationale de lutte contre le sida et le ministère de la santé. L’enquête des PVVIHs demandée par AJAN est intégrée dans cette étude.

  • Analyse des résultats de la recherche et recommandations y afférentes
  • Validation des résultats suivis de sa publication
  • Élaboration d’un plan d’action et un guide de prise en charge du VIH pour les acteurs catholiques

Objectif spécifique 2 : Réduire les comportements à risques  en matière d’IST, VIH et sida des  adolescents et des jeunes et des adultes  par la promotion de l’Éducation à la Vie et à l’Amour et AHAPPY

  • Finaliser la traduction en malgache de AHAPPY
  • Plaidoyer auprès des responsables des institutions jésuites
  • Former des animateurs ou enseignants par établissement scolaire tenu par les Jésuites
  • Sensibiliser les jeunes, les parents sur les thèmes de l’éducation à la vie selon « AHAPPY »
  • Organiser des animations de groupe, des conférences, des ateliers de formation, des groupes de parole, organiser une animation  de masse  sportive ou culturelle
  • Créer des centres d’écoute et d’accompagnement

Objectif spécifique 3 : Augmenter l’implication des leaders religieux, responsables, publiques sur la situation actuelle du VIH/sida à Madagascar et sur AHAPPY

  • Plaidoyers auprès des évêques sur la situation du VIH à Madagascar (collaboration avec la Commission Episcopale de la Santé) pour sensibiliser d’abord les acteurs catholiques des problématiques du VIH dans le diocèse avec les chiffres à l’appui et  de les inciter à  prendre leurs responsabilités pour la suite des activités à faire.
  • Sensibiliser les religieux de la Compagnie de Jésus à Madagascar et également d’autres congrégations religieuses sur la situation du VIH à Madagascar et les inciter à prendre leurs responsabilités pour la suite des activités à réaliser.
  • Effectuer une émission hebdomadaire radio concernant l’EVA

Objectif spécifique 4: Augmenter l’utilisation des services de consultation médicale, de Testing de la Syphilis et du VIH sida dans les zones d’intervention et améliorer l’accès  à la prise en charge complète du VIH SIDA et des ISTs classiques

  • Sensibiliser et former les personnels médicaux dans les établissements sanitaires catholiques
  • Effectuer le dépistage des IST classiques chez les femmes enceintes
  • Effectuer le dépistage du VIH SIDA
  • Prise en charge des personnes dépistées séropositives en les amenant au médecin référent
  • Accompagnement des personnes séropositives et de leur famille spirituellement et psychosocialement avant et après la consultation du médecin référent.
  • Dotation de matériel ou des médicaments pour les maladies opportunistes  et autres consommables médicaux pour les centres de prise en charge des PVVIH

Objectif spécifique 5 : Améliorer le niveau de vie des gens associés dans le groupement dans la zone d’intervention du district d’Andriampamaky

  • Organiser un mutuel de santé dans le dispensaire d’Andranovelona.
  • Donner des formations pour  des activités génératrices de revenus   aux membres de groupement  et distribuer des matériels et outils nécessaires.
  • Sensibiliser les membres du groupement à faire le « Tsinjo Aina »

 Le « Tsinjo Aina » est une sorte de mutuel entre les membres du groupement. Cela consiste à effectuer une cotisation périodique en nature ou en argent en vue de prévoir les difficultés ultérieures. Ceci consiste également à apprendre aux membres du groupement de gérer leur bien et à être responsables et solidaires.

Le résultat des collectes en nature (riz) sert surtout pendant la période de soudure. Et l’argent collecté par le système « Tsinjo Aina » servira au déplacement, aux consultations médicales et achat de médicament  si besoin, à la scolarisation des enfants  pour les membres du groupement.

2016 – 2018 : Phase intermédiaire – Restructuration de CSA et intégration de la Pastorale de la Santé et de la Famille parmi les programmes de CSA, à part les nouveaux programmes insérés :

  • Programme « Formation et Education »
  • Programme « Recherche et Documentation »

Pas de projet particulier pour le VIH/sida ; toutefois les activités d’éducation et de prévention, ainsi que la prise en charge des malades ont été supporté par CSA même.

Objectif général :

Sensibiliser la population générale et notamment les jeunes et adolescents à la lutte contre le VIH/sida en adoptant des comportements sains.

Objectifs spécifiques

Objectif spécifique 1: Augmenter l’implication des leaders religieux, responsables, jeunes et adultes par la promotion de l’EVA et AHAPPY

  • Organiser des conférences sur les thèmes de la famille, la santé, les jeunes, etc.
  • Organiser un atelier pour renforcement de capacité des éducateurs ou responsables des jeunes pour 30 personnes

 Objectif spécifique 2: Éduquer les jeunes et les adultes à adopter un comportement sain selon les valeurs chrétiennes et malagasy, loin du VIH/sida.

  • Réaliser des conférences  pour les parents et éducateurs : écoles parentales
  • Faire des animations de groupe avec les jeunes

Objectif spécifique 3: Renforcer les capacités des parents et des éducateurs à éduquer et encadrer les jeunes adolescents face aux comportements à risque conduisant au VIH.

  • Effectuer une émission hebdomadaire sur l’EVA et AHAPPY tout au long de l’année

 

Objectif spécifique 4 : Prendre en charge les pvvihs dans les domaines psychosocial, spirituel et nutritionnel, en collaboration avec les commissions diocésaines de la santé

  • Organiser une formation sur la prise en charge des pvvihs
  • Prendre en charge les pvvihs orientés au CSA par leur médecin référent.

2019 – aujourd’hui : Développement du nouveau plan stratégique de CSA pour cinq ans, dont voici concernant le Programme Pastorale Santé Famille – VIH/sida

Axe stratégique 1 : Impulser la morale et l’éthique en promotion de la santé et de la famille (Morale et Ethique en promotion de la santé et de la famille)

V.1.1. Constat des problèmes

En appui au contexte général mentionné supra, on constate une perte de valeurs familiales au sein de la société malagasy (divorces, abandon, manque de communication, manque de respect envers les aînés, violences…). Par ailleurs, le service sanitaire est précaire (avec une valeur estimée de la corruption à 73% à Antananarivo selon Transparency International) : service des hôpitaux publics insatisfaisants, coûts des médicaments et consultation ne sont pas à la portée de la population, etc.

D’après une recherche effectuée par le CSA sur « les facteurs d’adhésion thérapeutique des personnes vivant avec le VIH en 2014-2016, les personnes infectées se sentent exclues.

Par ailleurs, la situation de la femme malagasy affecte lourdement la famille et la santé à Madagascar.

V.1.2. Objectifs

Pour cet axe, l’objectif général est de promouvoir les valeurs sacrées de la famille et de la société, et renforcer le système de santé en général. Il s’agit de promouvoir les valeurs spirituelles chrétiennes, valeurs sociales, valeurs humaines et valeurs morales dans les domaines de la santé et de la famille.

Dans sa lutte contre les violences et sa promotion de justice sociale, le CSA met en œuvre un projet de lutte contre les violences à l’égard des filles et des femmes (LVFF) sur 2019-2021 en partenariat avec Misereor.

 

Les objectifs spécifiques de cet axe stratégique sont :

  • Renforcer la formation et l’accompagnement de la famille, des couples et des jeunes
  • Lutter contre toutes formes de violences, notamment à l’égard des filles et des femmes
  • Accompagner la réduction des comportements néfastes à la santé (comportements à risque), en promouvant EVA et AHAPPY.
  • Sensibiliser pour un système de santé efficace et inclusif, notamment dans la lutte contre VIH/SIDA
  • Favoriser la planification familiale naturelle.

V.1.3 Activités

Pour atteindre les objectifs, les activités prévues sont :

  • Renforcement de capacités des organisations appartenant à la commission épiscopale de la famille
  • Counseling et écoute active des couples et des jeunes en difficulté
  • EVA et formation AHAPPY pour les jeunes
  • Formation, recherche et sensibilisation sur la LVFF
  • Formation sur la prise en charge des personnes vivant avec le VIH/Sida
  • Accompagnement psychosocial et spirituel des pvvihs
  • Divers formations, conférences, ateliers, recherches, émissions radios sur les sujets touchant la famille et la santé.

PARTIE C: IMPACT

Détails sur la réalisation et lieux d’intervention des projets

 

Nom du Projet et lieu d’intervention Date Activités Nombre de personnes sensibilisées
«Action chrétienne dans la lutte contre le VIH/sida »

Lieux d’intervention : Zone rurale Andriampamaky et Anjozorobe

Partenaires financiers : AJAN et CRS

2006-2010 Formation des animateurs villageois en IST/VIH/SIDA, CCC (Communication pour le Changement de Comportement) 58
Formation des enseignants en LSE (Life skills Education) 12 séances avec 100 personnes/séance
Formation des responsables des jeunes 50 responsables des jeunes formés
    Visite à domicile VAD 43.295 VAD avec 126.691 personnes visitées
    Animations de groupe AG 5.950 animations de groupe réalisées
    Animations de masse AM 40 animations de masse réalisées

117.113 personnes sensibilisées en AG et AM

    Conférences débats 24 réalisées avec 400 personnes
    Animations LSE par les enseignants et responsables des jeunes 5.753 personnes sensibilisées

Nombre d’élèves enseignés en LSE : 1.136

    Enseignement LSE aux adolescents 9.436 sensibilisés
    Parents sensibilisés en LSE 3.316
    Club anti SIDA mis en place 22 clubs
    Femmes enceintes dépistées en syphilis 167
    Femmes enceintes testées en VIH/sida 62
    Adultes testés en VIH 1.710
    Adolescents testés en VIH 372
    Marchands ambulants testés en VIH 34
    Patients IST diagnostiqués et traités en IST dans les zones d’intervention 59
    PVVIHs ayant reçu des soins médicaux 1 dans les zones d’intervention et 20 au CSA même
« Action chrétienne dans la lutte contre le VIH/sida – développement

Lieu : Andriampamaky

Partenaire financier : AJAN

2011 – 2014 Création du « volet développement rural » dans la région d’Andriampamaky 144 familles inscrites
    Formation mensuelle sur le développement rural : technique d’agriculture et d’élevage moderne Au moins 77 personnes présentes pour chaque formation
    Animation culturelle et sportive avec dépistage VIH (animation de masse) 2.210
    Conférence débat sur divers thèmes de sensibilisation à la lutte contre le VIH, éducation parentale, accompagnement des jeunes, EVA 2.691
    Formation de la Pastorale de la Famille en EVA, relation d’aide, centre d’écoute 170
    Formation des personnels médicaux partenaires de CSA en bioéthique 35
Cible : 21 diocèses de Madagascar, couvrant toute l’île   Emission radio EVA 44 émissions par an, avec une estimation de 3.000.000 d’auditeurs
    Formation sur la Planification Familiale Naturelle 82 personnes
Lieu : Tuléar, suivant la demande d’une école sur une formation en EVA   Conférence débat (Basia Tuléar) 1300 élèves

525 jeunes

200 parents

Lieu : Mananjary   Conférence débat sur EVA et AHAPPY (Collège Jésuite CIC Mananjary) 125 éducateurs pairs formés
Lieu : Fianarantsoa   Formation EVA parents et Centre d’écoute à l’équipe EVA (Centre) de Fianarantsoa selon leur demande 90 responsables formés
Lieu : Majunga   Formation EVA Ecole et EVA Parents 1.489
    Formation Jeunes Leaders 45
    Formation EVA et AHAPPY en école 446
    Reboisement 155 personnes avec 2.000 arbres plantés
« Action chrétienne dans la lutte contre le VIH/sida – Spécial pris en charge des pvvihs »

Partenaire financier : AJAN

 

2015 – 2016 EVA Jeunes / AHAPPY 3.059
    EVA Parents et EVA Ecole 1.934
    Formation Responsables des Jeunes / Animation de groupe 183
    Emission radio sur divers thèmes de EVA et AHAPPY 44 émissions par an, avec approximativement 3.000.000 auditeurs
    Dépistage femmes enceintes (VIH, syphilis) 441
    Tests VIH (avec tuberculeux) 791
    Traitements patients ISTs 94
Dans 4 régions présentant le plus grand nombre de taux de prévalence à Madagascar :

–       Analamanga (Centre/capitale)

–       Atsimo Andrefana (extreme Sud)

–       Diana (extreme Nord)

–       Boeny (Nord Ouest)

  Recherche opérationnelle sur « les facteurs favorisant l’adhésion thérapeutique des personnes vivant avec le VIH à Madagascar » Nombre de personnes enquêtées

PVVIHs : 334

Médecins Référents : 7

Focus groupe : 111 (dont 14 agents de santé, 74 acteurs de santé et 23 pvvihs)

 

Restructuration du Centre Social Arrupe.

Continuité des activités de PSF avec le soutien financier de CSA

2016 – 2018 EVA Jeunes / AHAPPY 329
    EVA Parents et EVA Ecole 818
    Formation Responsables des Jeunes / Animation de groupe 224
    Emission radio sur divers thèmes de EVA et AHAPPY 44 émissions radio avec environ 3.000.000 auditeurs
    Conférence débat 571
    Formation sur la Planification Familiale Naturelle 26 agents de santé (dispensaire catholique)
    Dépistage femmes enceintes (VIH, syphilis) 344
    Tests VIH (avec tuberculeux) 632
    Traitements patients ISTs 43
Régions cibles :

–       Sava et Diana (extreme Nord)

–       Boeny (Nord Ouest)

–       Tamatave (Est)

–       Morondava (Sud Ouest)

–       Tuléar (extreme Sud)

–       Antananarivo (Centre)

  Formation des agents pastoraux sur « la prise en charge des personnes vivant avec le VIH » – suite à la recherche opérationnelle effectuée en 2016 18 agents pastoraux
    Sensibilisation à la protection de l’environnement : promotion de charbons recyclés, utilisation de biogaz, écologie urbaine + 300 personnes sensibilisées
Développement du nouveau plan stratégique de CSA pour cinq ans, dont voici concernant le Programme Pastorale Santé Famille sur les activités de lutte contre le VIH

 

2019 EVA Jeunes / AHAPPY 170
    EVA Parents et EVA Ecole 350
    Formation Responsables des Jeunes / Animation de groupe 50
    Emission radio sur divers thèmes de EVA et AHAPPY
    Formation des formateurs sur AHAPPY avec l’équipe d’ AJAN 35 responsables des institutions d’éducation jésuite de Madagascar

 

Les noms de quelques bénéficiaires du projet du Centre Social Arrupe / Pastorale Santé et Famille

  • Mr Jean Paul Randrenimanana – Téléphone : +261 34 80 143 78 – bénéficiant des activités de développement rural en 2012 – Résidant dans le zone rural d’Andriampamaky (pas d’adresse email)
  • Mr Hery et Mme Josiane– Téléphone : +261 29 303 22 – bénéficiant des activités de développement rural en 2012 – Résidant dans le zone rural d’Andriampamaky (pas d’adresse email)
  • Mme Dolyce Rabiarimahatra – Téléphone : +261 34 90 126 91 – bénéficiant des sensibilisations sur le VIH, EVA et Développement rural depuis 2006 – Résidant dans le zone rural d’Anjozorobe (pas d’adresse email) mais accessible sur facebook : Nene Ramahatra
  • Mme Iholy Andrianary – Téléphone : + 261 34 17 640 36 – bénéficiant des formations sur EVA et AJAN depuis 2014, actuellement formatrice en EVA dans une école catholique, pas d’adresse email, mais accessible sur facebook : Iholy Andrianary
  • Mr Philippe Robert – Téléphone : +261 33 12 769 88 – email : faliphi@yahoo.fr – bénéficiant des formations sur EVA Jeunes et EVA Parents (Collège Jésuite St Michel)
  • Jean Cley Rabarson – Email : jeancley66@yahoo.fr, aumônier de la commission diocésaine de la santé de Tuléar, bénéficiant de la formation des agents pastoraux sur la prise en charge des pvvihs en 2017
  • Bernard Vincent – Téléphone : +261 32 41 555 42 – aumônier de la commission diocésaine de la santé de Diégo, bénéficiant de la formation des agents pastoraux sur la prise en charge des pvvihs en 2017

Impacts

Les activités entreprises par le CSA dans la lutte contre le VIH/sida sont généralement connues par sa promotion du programme EVA, et ultérieurement renforcé par AHAPPY.

  • L’Etat renforce sa sensibilisation par média en promouvant l’usage du préservatif chez les jeunes, et l’appel des citoyens à faire le dépistage. Tandis que le CSA, en collaboration avec l’église catholique par le biais des conférences épiscopaux accentuent l’approche en éducation par l’EVA. C’est devenu l’identité de CSA en tant que prévention dans la lutte contre le VIH/sida et actuellement, le CSA est un centre de référence en matière de documentation de l’EVA de toutes catégories de personnes et d’âge.
  • L’EVA est entré en tant que matière scolaire dans les écoles catholiques depuis l’année 2013. Les écoles jésuites promeuvent également AHAPPY dans leur institution, suite à la formation donnée par AJAN en 2017.
  • CSA opère en tant que Centre d’écoute pour les jeunes et les adultes, suite aux emissions radiophoniques hebdomadaires
  • CSA est également un Centre de référence pour l’accompagnement spirituel et quelquefois en appui de soin et médicament pour les pvvihs selon sa possibilité.

Par ailleurs, à part les gens qui viennent individuellement au Centre, CSA n’a pas de bénéficiaires directs permanents, depuis la fin du projet à Andriampamaky en 2014. Le CSA considère les personnes qui bénéficient des diverses formations ponctuelles qu’il a offert en tant que bénéficiaires et parties prenantes, dont quelques uns sont cités antérieurement dans ce document. Toutefois, le Centre travaille avec tous les réseaux qui œuvrent dans la lutte contre le VIH/sida et y apporte sa part de contribution. C’est pour cette raison qu’en 2015, EVA est choisie parmi les meilleures pratiques de lutte contre le VIH à Madagascar en tant que prévention et éducation des jeunes.

 

PARTIE D: EXEMPLES DE RÉUSSITE

Vidéo non encore disponible pour le moment, à envoyer ultérieurement.

 

PARTIE E: DÉFIS ET ATTÉNUATION

Défis :

  • Pérennisation du projet
  • Difficulté à la sensibilisation au dépistage à cause de la stigmatisation et la discrimination des personnes testées positives.
  • Idée fixe de la population sur l’usage des préservatifs comme lutte contre le VIH/sida

Atténuation

  • Pour la pérennisation du projet, on a structuré le projet au sein des paroisses et institutions catholiques, les animateurs villageois sont renommés agents de santé, membres de la commission santé des paroisses et toujours référence dans le domaine du VIH. L’insertion du volet Développement rural a également été considérée en vue de pérenniser les activités déjà entreprises dans la région d’Andriampamaky. Cela consistait également à améliorer les conditions de vie de la population cible. Ainsi, ils pourraient améliorer leur condition de vie, en mangeant 3 repas par jour, et en envoyant leurs enfants à l’école. Parmi la pérennisation du projet, le CSA a également pu soutenir les activités de l’EVA et AHAPPY lors de la restructuration du Centre en 2016 et après son audit. Les activités soutenues comportent les conférences débat, la formation des jeunes et formation des parents, l’émission radio, etc. et donc le programme pastorale santé famille ne dépend plus d’aide extérieur pour pouvoir continuer ces activités
  • Pour faire face à la difficulté que l’on a rencontrée lors de la sensibilisation de la population à faire le dépistage, nous avons sensibilisé spécialement les femmes enceintes à faire le dépistage lors de leur visite prénatale. Nous avons collaboré avec les 9 dispensaires de l’Association des Médecins Catholique Malagasy, réparties dans les zones ruraux de la Capitale.
  • En ce qui concerne l’usage des préservatifs, le CSA a focalisé et sensibilisé ses cibles sur l’éducation pour un bon comportement sans risque, par le biais de l’EVA et AHAPPY.

PARTIE F : SITUATION DU SIDA DANS VOTRE COMMUNAUTÉ

La prévalence du VIH est toujours maintenue à -1% (39000 personnes représentant 0.3%) chez la population générale de 15 à  49 ans à Madagascar, mais certains groupes de population présentent quelques chiffres alarmantes, comme un taux de 14,8% chez les MSM, 8,5% chez les consommateurs de drogue injectable et 5,5% chez les TDS. Seulement 8% de la population malgache est dépistée, ceci présente beaucoup de risque à la propagation du VIH étant donné que la majorité de la population ne connait pas son statut sérologique. L’Etat s’efforce de rendre accessible les centres de dépistages chez les dispensaires publiques et en 2018, les centres de traitement a doublé de 52 à 112, une amélioration encore insuffisante car les zones ruraux sont encore privés de centre de dépistage. En somme, beaucoup d’efforts sont encore à fournir à Madagascar dans la lutte contre le VIH/sida.

Nos besoins en tant que Centre oeuvrant dans ce domaine se présentent comme suit :

Support financier dans

  • Renforcement de nos activités d’éducation par le biais de l’EVA et AHAPPY: édition et diffusion du manuel AHAPPY traduit en Malagasy
  • Sensibilisation de masse: animation sportive pour les jeunes accompagné des activités de conseling et de dépistage
  • Continuité de la formation des agents pastoraux avec les autres diocèses qui n’ont pas encore bénéficié de cette formation, sur la “prise en charge des personnes vivants avec le VIH”
  • Accompagnement et soutien nutritionnel, en soin et medicament des pvvihs

En effet, ces activités suscitées ont été les plus marquantes de nos réalisations dans la lutte contre le VIH/sida. Le tableau ci-dessus démontre les details de cette réalisation.

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