Première lecture : Isaïe 43, 16-21 ; Psaume responsorial : Psaume 126 ; Deuxième lecture : Philippiens 3, 4b-14 ; Évangile : Jean 12, 1-8
La réflexion du cinquième dimanche du Carême est menée par le révérend père Tersoo Gwaza, SJ, curé de la paroisse de la Sainte Famille, Caldwell, Monrovia, Libéria.

Mes chers amis, aujourd'hui cinquième dimanche du Carême Année C,
Le Carême est un temps de renouveau spirituel pour nous, catholiques en particulier, et pour les chrétiens en général. Autrement dit, le Carême est un temps de prière, de jeûne et d'aumône. Puissions-nous partager tes bienfaits avec les pauvres et les plus démunis de la communauté ecclésiale et de la société en général.
Dans la première lecture d’aujourd’hui, tirée du Prophète (Isaïe 43, 16-21), nous entendons la promesse du Seigneur de frayer un chemin dans le désert et de créer des fleuves dans le désert. Cette image puissante nous rappelle que Dieu fait toujours quelque chose de nouveau, apportant toujours vie et espoir même dans les endroits les plus désolés et les plus arides. Alors que nous traversons nos propres expériences dans le désert, puissions-nous avoir confiance en la promesse du Seigneur de nous guider, de subvenir à nos besoins et de nous conduire vers un lieu d’abondance et de joie. Puissions-nous, comme les Israélites, regarder en arrière sur notre propre histoire et voir les nombreuses façons dont Dieu nous a été fidèle, et puissions-nous regarder vers l’avenir avec espoir et attente, sachant qu’il fait toujours quelque chose de nouveau dans nos vies et dans nos familles.
Dans la deuxième lecture d’aujourd’hui, tirée de (Philippiens 3, 8-14), saint Paul partage son propre cheminement spirituel, révélant qu’il en est venu à considérer tout le reste comme une perte par rapport à la valeur surpassant de la connaissance du Christ Jésus. Les paroles de saint Paul nous mettent au défi d’examiner nos propres priorités et valeurs, et de nous demander ce que nous recherchons dans la vie. Alors que nous cherchons à suivre le Christ, puissions-nous, comme saint Paul, être prêts à abandonner tout ce qui nous retient, et puissions-nous avancer vers l’objectif de connaître le Christ et d’être conformes à son image. Que notre propre relation avec le Christ soit la force directrice de nos vies, façonnant nos choix, nos valeurs et notre identité même.
Dans l’Évangile d’aujourd’hui (Jean 8, 1-11), nous assistons à la rencontre dramatique entre Jésus et la femme surprise en flagrant délit d’adultère. Alors que les pharisiens et les scribes cherchent à la condamner, la réponse de Jésus est un exemple magistral de miséricorde et de compassion. En écrivant dans la poussière, Jésus expose l’hypocrisie de ses accusateurs et, par ces mots : « Que celui d’entre vous qui est sans péché jette le premier la pierre », il nous rappelle à tous notre propre besoin de pardon et de miséricorde.
Mes chers amis, alors que nous réfléchissons à cette scène puissante, puissions-nous nous rappeler de l’amour et de la compassion sans limites du Christ, et puissions-nous, comme la femme, faire l’expérience de la liberté et de la rédemption qui viennent de son regard miséricordieux. Amen.
Je vous souhaite à tous un Carême rempli de grâces ! Bon mois d'avril !
Que Dieu vous accorde ses plus précieuses bénédictions, à vous et à votre famille. Amen.
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