{"id":4904,"date":"2015-03-12T13:56:33","date_gmt":"2015-03-12T10:56:33","guid":{"rendered":"http:\/\/ajan.africa\/jesus-nous-montre-comment-aimer\/"},"modified":"2015-03-12T13:56:33","modified_gmt":"2015-03-12T10:56:33","slug":"jesus-nous-montre-comment-aimer","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ajan.africa\/pt\/jesus-nous-montre-comment-aimer\/","title":{"rendered":"J\u00e9sus nous montre comment aimer&#8230;"},"content":{"rendered":"<p><em><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-4866\" src=\"http:\/\/ajan.africa\/wp-content\/uploads\/2015\/03\/cross.png\" alt=\"\" border=\"0\" width=\"710\" height=\"225\" srcset=\"https:\/\/ajan.africa\/wp-content\/uploads\/2015\/03\/cross.png 710w, https:\/\/ajan.africa\/wp-content\/uploads\/2015\/03\/cross-300x95.png 300w\" sizes=\"(max-width: 710px) 100vw, 710px\" \/><\/em><\/p>\n<p><em>Notre r\u00e9flexion pour le <\/em><em>troisi\u00e8me <\/em><em>semaine de Car\u00eame vient de <\/em><em>S\u0153ur Alison Munro OP, directrice du Bureau d\u2019action contre le SIDA de la Conf\u00e9rence \u00e9piscopale catholique d\u2019Afrique Australe. <\/em><\/p>\n<p>La lecture du troisi\u00e8meDimanche de Car\u00eame, prise de l\u2019\u00c9vangile, de Jean 4, 5-42, se focalise sur la relation entre J\u00e9sus et la femme samaritaine qu\u2019il rencontre accidentellement aupr\u00e8s du puits, et \u00e0 ce qui arrive dans la vie de la femme \u00e0 cause de cette rencontre. D\u2019un point de vue humain, il ne pouvait pas savoir qu\u2019il allait la rencontrer. J\u00e9sus brise les barri\u00e8res, l\u2019une impr\u00e9gn\u00e9e d\u2019intol\u00e9rance raciale, une autre inh\u00e9rente \u00e0 la propension blessante \u00e0 s\u00e9parer les hommes des femmes. Il veut rejeter les r\u00e8gles, se focalisant sur la gr\u00e2ce, reconnaissant la personne comme aim\u00e9e de Dieu, gagnant sa conversion ainsi que celle des autres. Ce n\u2019est ni la premi\u00e8re ni la derni\u00e8re fois que J\u00e9sus, dans son minist\u00e8re public, nous montre comment aimer.<\/p>\n<p>C\u2019est un bel exemple d\u2019engagement, d\u2019invitation, de rupture des tabous, de d\u00e9fis sans menaces, de conversion, de repentir, de pardon et d\u2019\u00e9vang\u00e9lisation. Certainement un exemple pour nous tous dans nos relations avec les autres, ceux qui sont diff\u00e9rents, ceux qui sont affect\u00e9s par le SIDA, quiconque est facilement marginalis\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9. Notre appel \u00e0 suivre l\u2019exemple de J\u00e9sus peut s\u2019inspirer de cette histoire et d\u2019autres similaires qui nous invitent \u00e0 \u00eatre g\u00e9n\u00e9reux et cl\u00e9ments, plut\u00f4t qu\u2019\u00eatre centr\u00e9 sur les attitudes ferm\u00e9es et fond\u00e9es sur le jugement et sur le syst\u00e8me juridique qui nous font si souvent tr\u00e9bucher dans notre cheminement de chr\u00e9tiens.<\/p>\n<p>La Samaritaine est une femme, une \u00e9trang\u00e8re, une p\u00e9cheresse aux yeux des autres. L\u2019attitude des Juifs envers les femmes, pas si diff\u00e9rente des attitudes qui pr\u00e9valent dans les soci\u00e9t\u00e9s et les cultures d\u2019aujourd\u2019hui, \u00e9tait loin d\u2019\u00eatre id\u00e9ale, et les hommes ne parlaient pas aux femmes en public. Il y avait des tensions venant des temps lointains de l\u2019exil en Babylonie entre les Juifs et les Samaritains concernant les \u00c9critures et, aspect important dans cette histoire, une interpr\u00e9tation diff\u00e9rente de qui \u00e9tait le Messie et de la fa\u00e7on dont il se r\u00e9v\u00e8lerait au peuple. La femme est une proscrite, regard\u00e9e de haut par son propre peuple \u00e0 cause de son mode de vie. Elle a une mauvaise r\u00e9putation et J\u00e9sus raconte des d\u00e9tails de sa vie qu\u2019il n\u2019aurait pas pu savoir naturellement.<\/p>\n<p>J\u00e9sus, fatigu\u00e9 de son voyage, lui demande de l\u2019eau bien que les \u00ab Juifs ne veulent rien avoir en commun avec les Samaritains \u00bb et que ce soit une femme. En d\u00e9pit de tout cela, elle engage le dialogue, pr\u00eate \u00e0 se disputer avec lui avant peut-\u00eatre de r\u00e9pondre \u00e0 sa requ\u00eate. Paradoxalement, l\u2019histoire se d\u00e9roule sans que sa demande d\u2019eau soit satisfaite. Dans la conversation, un autre sc\u00e9nario se dessine, et nous voyons J\u00e9sus comme porteur de l\u2019eau de la vie, dont le minist\u00e8re est de sauver les malades et servir ceux qui ont besoin d\u2019\u00eatre gu\u00e9ris, transformant sa requ\u00eate en une invitation.<\/p>\n<p>Il la sollicite, lui offrant beaucoup plus que ce qu\u2019elle aurait pu imaginer quand il dit : \u00ab Si tu savais le don de Dieu, si tu connaissais celui qui te dit : &#8216;Donne-moi \u00e0 boire&#8217;, c&#8217;est toi qui lui aurais demand\u00e9, et il t&#8217;aurait donn\u00e9 de l&#8217;eau vive. \u00bb Cette eau vive est un don qui apporte le salut \u00e0 tous ceux qui reconnaissent en avoir besoin. Et nous voyons rapidement qu\u2019elle est ouverte \u00e0 ce don, \u00e9coutant son invitation avec la foi, impatiente d\u2019y r\u00e9pondre, abandonnant les barri\u00e8res qu\u2019elle \u00e9rige souvent pour se prot\u00e9ger du m\u00e9pris et de la discrimination dont elle est victime.<\/p>\n<p>J\u00e9sus nous montre que Dieu trouve les personnes dignes de son amour : elles comptent \u00e0 ses yeux, m\u00eame quand elles sont diff\u00e9rentes de nous ou marginalis\u00e9es par la soci\u00e9t\u00e9 ou positives au VIH ou vivant \u00ab dans le p\u00e9ch\u00e9 \u00bb. Cela nous surprend parfois, quand nous sommes conditionn\u00e9s par les pr\u00e9jug\u00e9s, la stigmatisation et les attitudes enracin\u00e9es, comme ceux des Pharisiens dans la parabole sur le collecteur d\u2019imp\u00f4ts. Et c\u2019est \u00e0 travers J\u00e9sus que les personnes, et nous-m\u00eames aussi, malgr\u00e9 nos appr\u00e9hensions, nos faiblesses et notre regard parfois volontairement d\u00e9tourn\u00e9 de la v\u00e9rit\u00e9 qu\u2019il nous offre, obtenons la vie \u00e9ternelle.<\/p>\n<p>La femme, comme les autres Samaritains ainsi que les Juifs, croit \u00e0 la promesse de la venue du Messie. J\u00e9sus touche sa foi et elle comprend que c\u2019est un proph\u00e8te quand il dit : \u00ab Celui qui boira de l&#8217;eau que moi je lui donnerai n&#8217;aura plus jamais soif ; et l&#8217;eau que je lui donnerai deviendra en lui source jaillissante pour la vie \u00e9ternelle. \u00bb La femme reconna\u00eet qu\u2019elle a besoin d\u2019eau, sa soif est manifeste, mais pas d\u2019une eau ordinaire. Son esprit est \u00e9clair\u00e9, illumin\u00e9 par J\u00e9sus. Elle progresse encore dans sa foi, d\u00e9clarant qu\u2019elle croit que J\u00e9sus est le vrai Messie quand il dit : \u00ab Moi qui te parle, je le suis (le Messie). \u00bb Elle n\u2019a pas peur de la v\u00e9rit\u00e9 quand il la met au d\u00e9fi et elle reconna\u00eet assez librement qu\u2019elle n\u2019a pas de mari, se repentant de ses p\u00e9ch\u00e9s pass\u00e9s et d\u00e9sirant partager sa joie avec les autres.<\/p>\n<p>Son t\u00e9moignage est fort et d\u2019autres personnes dans la ville, nous raconte l\u2019\u00c9vangile, croient elles aussi quand elle dit : \u00ab Venez voir un homme qui m&#8217;a dit tout ce que j&#8217;ai fait. \u00bb On est tent\u00e9 de se demander comment l\u2019histoire se serait d\u00e9roul\u00e9e si J\u00e9sus avait simplement accept\u00e9 de l\u2019eau, en supposant que la femme voulait lui donner \u00e0 boire. Tr\u00e8s diff\u00e9remment !<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Notre r\u00e9flexion pour le troisi\u00e8me semaine de Car\u00eame vient de S\u0153ur Alison Munro OP, directrice du Bureau d\u2019action contre le SIDA de la Conf\u00e9rence \u00e9piscopale catholique d\u2019Afrique Australe. La lecture du troisi\u00e8meDimanche de Car\u00eame, prise de l\u2019\u00c9vangile, de Jean 4, 5-42, se focalise sur la relation entre J\u00e9sus et la<\/p>\n<p><a class=\"sd-more sd-all-trans\" href=\"https:\/\/ajan.africa\/pt\/jesus-nous-montre-comment-aimer\/#more-4904\">consulte Mais informa\u00e7\u00e3o<\/a><\/p>","protected":false},"author":155,"featured_media":4866,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"om_disable_all_campaigns":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[62],"tags":[],"class_list":["post-4904","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-reflect-articles"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ajan.africa\/pt\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4904","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ajan.africa\/pt\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ajan.africa\/pt\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ajan.africa\/pt\/wp-json\/wp\/v2\/users\/155"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ajan.africa\/pt\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4904"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/ajan.africa\/pt\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4904\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ajan.africa\/pt\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4866"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ajan.africa\/pt\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4904"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ajan.africa\/pt\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4904"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ajan.africa\/pt\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4904"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}