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Visite aux Centres Sociaux Loyola (CSL) à Lomé (Togo) et L’Association les Bénévoles de l’Espérance (ABE) à Ouagadougou (Burkina-Faso)

« L'Éternel dit: j'ai vu la souffrance de mon peuple qui est en Égypte, et j'ai entendu les cris que lui font pousser ses oppresseurs, car je connais ses douleurs. Je suis descendu pour le délivrer… Maintenant, va, je t'envoie auprès Pharaon…» (Exode 3, 7,8-10).

« Si un frère ou une sœur sont nus, s’ils manquent de leur nourriture quotidienne, et que l'un d'entre vous leur dise : allez en paix, chauffez-vous et rassasiez-vous!, sans leur donner ce qui est nécessaire à leur corps, à quoi cela sert-il ? Ainsi en est-il de la foi : si elle n’a pas des œuvres, elle est tout à fait morte ». (Jacques, 2. 15-17)

Ces paroles du livre de l’Exode et Jacques traduisent, à mon sens, l’esprit du travail de l’Association les Bénévoles de l’Espérance (ABE) au Burkina Faso depuis 2006 et du Centres Sociaux Loyola (CSL) au Togo. Inauguré en 2003 les centre sociaux Loyola (CEL et CCL) ne cessent de prêter l’oreille au citoyen togolais, en particulier les plus défavorisés pour les relever et leur redonner la dignité bafouée par toutes sortes des maux. ABE et CSL ne cessent de donner chair à la foi prêchée par l’Eglise, ils ne cessent de montrer la joie de la résurrection du Christ, la joie de l’évangile à ceux qui sont exclus et les défavorisés du système économique. On sent qu’ils ne veulent laisser personne de côté, tel un serviteur fidèle à son Maitre et Sauveur.

En effet, pour mieux servir la mission du Christ selon l’esprit et les priorités de la Province Jésuite d’Afrique de l’Ouest (PAO), les CSL se sont fixés comme vision « un peuple (une jeunesse) épanoui jouissant du bien être physique, mental, psychologique et social au niveau de toutes les couches de la société togolaise » et comme mission « …former humainement et intégralement les jeunes… ainsi que promouvoir la santé intégrale de la population par la prise en charge globale du VIH-SIDA, la co-infection TB-VIH, la lutte contre malaria, la promotion de la santé de la reproduction pour une parenté responsable ainsi que la prise en charge des maladies chroniques chez les indigents ».

Dans l’exercice de leur mission ces institutions mettent l’homme au centre de leur action. Elles veulent que tout homme, quelle que soit sa condition, soit pris en considération. Elles sont allés aux frontières chercher les plus vulnérables et ceux qui sont à risque : les enfants vulnérables, les jeunes, les séropositifs, les femmes défavorisées à faible revenu, les jeunes déscolarisés, (càd, qui n’ont pas accès à l’école ou ceux qui ont abandonné faute des moyens financiers), etc. Ces structures (ABE et CSL) travaillent pour outiller leurs bénéficiaires pour qu’ils soient capables de se prendre en charge et faire face aux défis de leur temps.

Au CSL les enfants orphelins et autres enfants vulnérables en âge scolaire sont placés dans différentes écoles selon leur convenance et reçoivent les nécessaires en plus du suivi et de l’accompagnement quotidien. Les adolescents et jeunes adultes bénéficient d’un cadre approprié et accessible pour le travail tant individuel qu’en groupe : une bibliothèque, un espace pour la lecture et la révision des cours fondamentaux, un espace pour les activités sportives et loisirs, etc. Ils sont aussi accompagnés et sensibilisés sur les maux qui rongent notre société et le monde des jeunes. Il s’agit notamment du VIH, des ISTs et autres maladies liées au comportement et qui constituent un frein au développent individuel et communautaire.

En vertu de sa mission de former humainement et intégralement les jeunes, promouvoir la santé intégrale de la population togolaise, les CSL touchent les questions majeures de santé publique. C’est dans ce cadre que le problème de l’hépatite B, la santé de la reproduction, l’abus de la drogue, l’alcoolisme, les grossesses précoces, etc. font partie de son agenda prioritaire de formation des diverses couches de la population telles que les jeunes adolescents, les femmes et jeunes filles, les jeunes adultes scolarisés et déscolarisés, etc.

« Ventre creux n’a point d’oreilles » dit-on. Convaincu de la véracité de ces paroles de sagesse, ABE et CSL ont eu le temps de les murir. Ainsi, ils ne se limitent pas à conscientisez leurs bénéficiaires, mais ils les initient à créer les richesses et les dotent des moyens techniques et logistiques pour renforcer ou commencer une entreprise dans le souci de les rendre davantage autonome financièrement et, partant, réduire leur vulnérabilité.

Au CSL les femmes défavorisées reçoivent diverses formations pour qu’elles soient capables de générer les revenus pour ainsi faire vivre leurs ménages et subvenir au besoin de l’éducation de leurs enfants. Ces activités les ressuscitent socialement : elles recouvrent le respect dans leur communauté et retrouvent le goût de la vie. Une des stratégies qui fait ses preuves c’est de regrouper ces femmes en coopérative. L’autre stratégie est d’initier les jeunes filles déscolarisées aux différents métiers : fabrication de savons, couture, coiffure, tressage des cheveux, apprentissages des métiers, etc. selon les capacités et les talents de chacune. La formation à l’entrepreneuriat est au cœur des stratégies mises en place pour lutter contre la pauvreté et la misère de ces catégories de personnes. C’est une manière d’aider les bénéficiaires à regarder autrement leur situation et d’accompagner les jeunes pour construire un avenir rempli d’espoir comme nous le rappelle la 3e Préférence apostolique universelle de la Compagnie de Jésus. Par ailleurs, ABE initie les femmes séropositives à la culture des légumes, les jeunes filles y sont initiées à l’art culinaire etc.

Ci-dessus, le siège de l'ABE à Ouagadogou
Écrivain avec les dirigeants de l'ABE

Les CSL voudraient ainsi créer des modèles et susciter l’émulation dans le chef de ces jeunes. A ce titre et pour marquer l’année ignatienne et marcher davantage avec les jeunes, une formation sur l’Entrepreneuriat en partenariat avec AJAN, a été donnée à une centaine des jeunes filles déscolarisées et 10 d’entre elles ont bénéficié d’un kit de matériels soit pour commencer ou pour renforcer leurs entreprises respectives. La vulnérabilité, la créativité, l’esprit du management, ont servi de critères de sélection au terme d’un test d’autodiagnostique entrepreneurial. ABE, quant à elle, a focalisé son attention sur les jeunes de la Paroisse Ste Monique de Sandogo à Boassa pour les aider à voir autrement leur monde marqué par l’hépatite, le VIH, les grossesses précoces, l’alcoolisme, le gain facile, etc.

Au terme de ma visite dans ces structures (CSL et ABE), je suis encouragé, consolé par ce que j’ai vu et entendu. J’ai vu des collaborateurs motivés par leur foi et le désir de contribuer à la libération de l’homme, au changement des vies des autres comme pour répondre à l’appel de Dieu « maintenant va ; je t’envoie …. ». J’ai vu des collaborateurs passionnés qui font confiance en la Compagnie de Jésus, déterminés à contribuer à son travail d’évangélisation et de lutte contre la déshumanisation de l’être humain. En parlant des motifs des joies, un membre du staff au CSL souligne : « j’éprouve un sentiment de joie, de satisfaction lorsque je rencontre une personne (bénéficiaire) qui prospère à partir de peu de moyen et de la formation qu’elle reçoit au centre ». Un autre d’ajouter « je me sens toujours joyeuse aux côtés des jeunes qui veulent apprendre. A voir le changement qui s’opère dans la vie des jeunes ça me donne de l’espoir ».

Fr. Ismael avec l'équipe des Centres Sociaux Loyola

En parlant des motifs des joies, un membre du staff au CSL souligne : « j’éprouve un sentiment de joie, de satisfaction lorsque je rencontre une personne (bénéficiaire) qui prospère à partir de peu de moyen et de la formation qu’elle reçoit au centre ». Un autre d’ajouter « je me sens toujours joyeuse aux côtés des jeunes qui veulent apprendre. A voir le changement qui s’opère dans la vie des jeunes ça me donne de l’espoir ».

Ces paroles du cœur sont nourries rien d’autre que par la foi et proximité avec le Christ, qui ne veut voir souffrir un homme, et qui ne veut exclure personne de sa table. Cette proximité avec le Christ aimant, compatissant et toujours agissant est entretenue dans le chef des collaborateurs par une prière commune d’offrande à Jésus serviteur qui ouvre la journée du travail aux CSL. « Je te contemple en tenue de serviteur aux pieds de tes disciples, ô Jésus. Fais-moi la grâce de pouvoir mettre l’amour et l’esprit de service dans mon travail, l’amour de mes collègues, l’amour pour ces gens que je dois servir. Cet amour, je ne l’ai pas en moi-même, mais tu peux me le donner. Viens à mon aide ô Jésus et apprend-moi à aimer mon travail et à l’accomplir de tout mon cœur en union avec Toi. Amen. »

Que Dieu bénisse les fruits du travail de vos mains, de vos réflexions et votre engagement aux côtés des nécessiteux et défavorisés des structures injustes de nos sociétés !

Ismael Matambura

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