Kinshasa, République démocratique du Congo – 12 août 2026
Lors de sa visite à Kinshasa, le P. Ismael Matambura SJ, Directeur de l’African Jesuit AIDS Network (AJAN), s’est rendu au Centre Saint Ignace à Kingabwa le mercredi 12 août afin d’évaluer les progrès du projet de résilience des femmes 2026 et de rencontrer ses bénéficiaires.
Malgré la circulation intense sur la Route des Poids Lourds à Limete, le P. Matambura est arrivé à la paroisse Saint Ignace vers 11h30, où il a été chaleureusement accueilli par les bénéficiaires qui attendaient avec impatience sa visite. Étaient présentes 12 jeunes femmes inscrites au programme de formation en couture et confection de vêtements, 50 femmes vivant avec le VIH ayant bénéficié d’un soutien en microcrédit en 2026, ainsi que plusieurs bénéficiaires de la cohorte de 2025.
Renforcer l’espoir grâce au partenariat
La visite a débuté par une rencontre cordiale entre le P. Ismael Matambura SJ et le P. Blaise Evagle, curé de la paroisse Saint Ignace, qui a exprimé sa reconnaissance pour la mission de l’AJAN et l’impact positif de ses programmes au sein de la communauté paroissiale. Leur échange a témoigné d’un engagement commun à servir les communautés vulnérables par des actions inspirées par la foi.

Le rassemblement principal s’est tenu à l’intérieur de l’église paroissiale, réunissant les bénéficiaires des éditions 2025 et 2026 du Projet de Résilience des Femmes pour un temps de prière, de réflexion et de dialogue.

S’adressant aux participantes, le P. Blaise a encouragé les femmes à adopter l’esprit de solidarité qui sous-tend le projet en gérant leurs petites entreprises avec discipline et responsabilité. Il les a exhortées à effectuer des contributions régulières au fonds commun afin que l’initiative puisse continuer à soutenir davantage de femmes à Kingabwa.
La spiritualité ignatienne au cœur de l’autonomisation
Dans son allocution, le P. Ismael Matambura a encouragé les bénéficiaires à s’approprier pleinement le projet, en le considérant comme une voie vers l’indépendance économique et la dignité personnelle. « Ce projet est conçu pour vous aider à progresser et vous accompagner vers l’autonomie », a-t-il déclaré.

Il a expliqué que les initiatives de l’AJAN sont ancrées dans la spiritualité ignatienne, qui inspire les institutions jésuites à se tenir aux côtés des personnes vulnérables de la société. « Les jésuites sont formés pour être des hommes pour les autres, en particulier pour ceux qui sont le plus dans le besoin, en suivant la spiritualité de notre fondateur, Saint Ignace de Loyola », a-t-il déclaré aux participants.
S’adressant aux 12 jeunes femmes en formation de couture, le P. Matambura les a encouragées à valoriser leur formation professionnelle comme une opportunité de construire un avenir meilleur. « En acquérant des compétences pratiques et en générant vos propres revenus, vous renforcerez votre place dans la société et éviterez les situations qui vous exposent à la vulnérabilité », a-t-il déclaré.

Voix de gratitude des bénéficiaires
Les moments les plus émouvants de la visite sont survenus lorsque les bénéficiaires ont partagé leurs propres témoignages. Les femmes vivant avec le VIH ont exprimé leur profonde gratitude pour le soutien en microcrédit, le décrivant comme une opportunité de reconstruire leur vie et leurs moyens de subsistance. Elles ont remercié le P. Matambura, au nom de l’AJAN, pour son soutien et sa solidarité à leurs côtés.

Les jeunes femmes en formation de couture ont également exprimé leur reconnaissance, l’appelant affectueusement « le Père de l’AJAN ». Elles ont remercié l’AJAN et la Communauté de Vie Chrétienne (CVX) d’avoir cru en leur potentiel et de les avoir sélectionnées pour le programme. Elles ont décrit la formation comme une passerelle vers une intégration sociale et économique significative, leur donnant la confiance nécessaire pour construire un avenir indépendant.

Une célébration de la communauté
Avant de conclure la visite, les femmes vivant avec le VIH ont partagé un moment de convivialité autour de jus et de gâteau, renforçant ainsi le sentiment de communauté qui est devenu un élément central du projet. Le P. Matambura a quitté Kingabwa, laissant derrière lui un nouvel élan d’espoir et d’encouragement pour les bénéficiaires déterminées à construire des vies résilientes et autonomes.
Par, M. Rémy Ngamba Etsayem,
Directeur, Centre Saint Ignace, Kinshasa-RDC.


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