Le samedi 28 mars 2026, des étudiants catholiques issus d’établissements d’enseignement supérieur, sous l’égide du Jesuit Youth Ministry, ont conclu leur programme de Carême par un profond acte de miséricorde – une visite à la prison de haute sécurité de Chikurubi. Plus qu’une simple action de sensibilisation, cette rencontre est devenue une expression vivante de l’appel du Carême à la compassion, à la solidarité et à la dignité humaine.

Le Carême est une saison qui invite les chrétiens à marcher de près avec ceux qui sont vulnérables, oubliés et en marge de la société. Dans cet esprit, les étudiants sont entrés dans la prison non seulement pour voir ses murs, mais pour rencontrer les êtres humains qui s’y trouvent. Des hommes en quête d’espoir, de pardon et de nouveaux départs. La journée a été marquée par la fraternité, la prière et la réflexion, culminant avec la célébration de la Sainte Messe dirigée par le Père Peter Banda, SJ, ainsi que la remise de dons à la Section C. Par ces gestes simples, les étudiants ont partagé l’amour et la solidarité de la communauté chrétienne.


Célébration de la Sainte Messe présidée par le Père Peter Banda, SJ, Directeur des Programmes de Développement Intégral de la Jeunesse (IYD), Zimbabwe.
Le président de la Société Catholique de l’Université du Zimbabwe, Tomutenda Chakoma, a réfléchi sur cette expérience :
« La visite d’aujourd’hui à Chikurubi a profondément touché mon cœur et changé ma perspective d’une manière que je n’avais pas prévue. Pour la première fois, je comprends vraiment ce que cela signifie lorsque nous sommes appelés à prier pour ceux qui sont en prison. Il ne s’agit plus de mots ou d’une pensée passagère — c’est réel et c’est un besoin urgent. Ce sont des personnes qui portent la douleur, le regret, l’espoir et un désir de grâce. Elles ont besoin de nos prières plus que jamais. »

Pour de nombreux étudiants, cette rencontre a été transformative. Fortunate Misihairahwi, étudiante en génie logiciel à l’Harare Institute of Technology, a partagé :
« J’ai rencontré des personnes qui n’avaient reçu aucun visiteur depuis des mois, peut-être des années. Aucun ami, aucune famille. La solitude doit être étouffante. Cela m’a frappée : une simple visite peut devenir un phare d’espoir. »


La visite a rappelé à tous les présents que, bien que des murs physiques puissent confiner le corps, la miséricorde de Dieu a le pouvoir de libérer le cœur. En cette saison sacrée, le jeûne et la prière sont indissociables des actes de compassion qui redonnent espoir à ceux qui se sentent oubliés.
Au fur et à mesure que la Semaine Sainte se déroule, les étudiants continuent de prier pour les prisonniers, afin que leurs cœurs soient renouvelés, que leur esprit soit fortifié et que leur vie soit transformée par la guérison et la résurrection du Christ.
Par Benjamin T. Matsika,
Coordinateur de l’IYD-Zimbabwe.


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