Grâce au soutien du African Jesuit AIDS Network (AJAN), le Centre Saint Ignace à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), a officiellement lancé le programme 2026 Building Resilience in Women and Girls in Africa (BRWGA) dans le quartier de Kingabwa, marquant une étape importante vers l’autonomisation, le développement des compétences et l’autosuffisance économique des communautés vulnérables de la région.
Suite à l’approbation du financement du projet, les responsables du Centre Saint Ignace et les membres de la Communauté de Vie Chrétienne (CVX) se sont réunis le 19 avril 2026 afin de définir le processus de mise en œuvre. Lors de cette réunion, le 23 avril a été désigné comme date officielle du lancement de la formation professionnelle en couture et confection pour les jeunes filles, tandis que le 29 avril a été réservé à la distribution de microcrédits à 50 femmes vivant avec le VIH.
Autonomiser les jeunes filles grâce à la formation en couture
La composante de formation professionnelle du projet a débuté au Centre de formation Emmaüs sous la coordination du Centre Saint Ignace. Bien que le programme ait initialement ciblé 20 jeunes filles, seules 12 bénéficiaires ont été admises en raison de la capacité limitée du centre de formation pour la promotion 2026.
Lors de la cérémonie de lancement, Fr. Blaise Evagle, curé de la paroisse Saint Kizito, a félicité le Centre Saint Ignace pour son engagement continu en faveur des personnes vulnérables de la communauté, en particulier les jeunes filles et les jeunes mères confrontées à des réalités sociales et économiques difficiles.

S’adressant aux apprenantes, Mr Rémy Ngamba, Directeur du Centre Saint Ignace, a présenté aux participantes la vie et la spiritualité de Saint Ignace de Loyola, en soulignant comment la spiritualité ignatienne inspire la mission de l’AJAN d’accompagner et d’autonomiser les communautés vulnérables à travers l’Afrique. Il a encouragé les filles à saisir cette opportunité avec sérieux, leur rappelant que cette formation pourrait transformer leur avenir et leur offrir une voie vers la dignité et l’autonomie.
Le programme de couture durera neuf mois et comprend un stage d’un mois dans des ateliers professionnels à travers la ville afin de renforcer les compétences pratiques des apprenantes. Mr Ngamba a également exhorté les stagiaires à rester disciplinées, collaboratives et engagées tout au long du programme afin d’en assurer la réussite.
Pour soutenir le lancement du programme, le Centre Saint Ignace a pris en charge les frais d’apprentissage des quatre premiers mois et a distribué à toutes les stagiaires des fournitures d’apprentissage achetées par le personnel du projet. La formation a officiellement débuté le 28 avril à la suite d’une réunion entre la direction du Centre de formation Emmaüs et les parents des bénéficiaires, au cours de laquelle les parents ont été encouragés à apporter un soutien constant à leurs filles tout au long de la période de formation.

Soutenir les femmes vivant avec le VIH grâce aux microcrédits
En plus de la formation professionnelle destinée aux jeunes filles, le projet se concentre également sur l’autonomisation économique des femmes vivant avec le VIH à Kingabwa, une zone présentant l’un des taux de prévalence du VIH les plus élevés de Kinshasa.
Avant le décaissement des microcrédits, le Centre Saint Ignace a entrepris un vaste processus de préparation, comprenant l’identification et l’enregistrement des bénéficiaires, des séances de sensibilisation à l’entrepreneuriat et à la durabilité des projets, ainsi que la mise en place d’une structure de mentorat impliquant d’anciennes bénéficiaires.
Cinq anciennes bénéficiaires ont été sélectionnées pour encadrer et accompagner les nouvelles participantes, tout en contribuant au suivi des remboursements et aux processus de redevabilité. Ces femmes ont été chargées de garantir la transparence dans la gestion financière du projet, tout en encourageant les nouvelles bénéficiaires à développer avec succès leurs petites entreprises.
Lors des séances de sensibilisation, Mr Rémy Ngamba a souligné l’importance de l’indépendance économique des femmes, expliquant que les femmes financièrement autonomes sont moins exposées aux risques d’exploitation, aux infections sexuellement transmissibles et aux grossesses non désirées. Il a insisté sur le fait que des moyens de subsistance durables sont essentiels pour réduire la vulnérabilité et restaurer la dignité des femmes au sein des communautés marginalisées.

Avant la distribution des fonds, Fr. Blaise Evagle a encouragé les femmes à rendre grâce à Dieu pour l’opportunité offerte par African Jesuit AIDS Network et leur a rappelé d’utiliser les fonds de manière responsable pour des activités génératrices de revenus plutôt que pour des achats non essentiels. Il a également assuré les bénéficiaires de ses prières continues pour les donateurs anonymes et les soutiens dont la générosité a rendu cette initiative possible.
Le 29 avril 2026, chacune des 50 bénéficiaires a officiellement reçu un microcrédit de 50 dollars américains pour lancer ou développer des activités commerciales à petite échelle, sous la supervision et selon les conditions établies par le Centre Saint Ignace.

Le lancement du programme Building Resilience in Women and Girls in Africa (BRWGA) démontre l’engagement continu de l’AJAN à accompagner les femmes et les filles vulnérables à travers l’Afrique grâce à des initiatives qui favorisent la dignité, l’autonomisation, la résilience et des moyens de subsistance durables. À travers la formation professionnelle, le mentorat et le soutien économique, le Centre Saint Ignace à Kinshasa espère créer un changement durable pour les bénéficiaires et offrir davantage d’opportunités à encore plus de femmes et de filles à l’avenir.
Rapport par, Mr Rémy Ngamba
Directeur du Centre Saint Ignace.


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